dimanche 9 décembre 2018

Ultra pro-souveraineté




L’Histoire du Canada c’est l’histoire d’une nation qui en domine une autre. Dans le temps ces nations ont évolué mais pas leur rapport.

Rappelons-nous les parlementaires Patriotes à qui l’on refusait le gouvernement responsable. Souvenons-nous de l’Acte d’union, baigné du sang des Patriotes. Et la minorisation des Canadiens-français en 1867, les conscriptions de 1917 et 1942 puis la Constitution qui emprisonne le Québec depuis 1982. N’oublions pas le sabotage du référendum en 1995, puis le Plan B par la suite. Seulement quelques exemples.

Encore aujourd’hui la province of Quebec, I remember, ne peut prendre de décision sans la soumettre au veto du fédéral ou l’approbation des juges nommés par Ottawa. Nos ennemis contrôlent tout, y compris l’avenir de notre nation, privée de sa liberté d’être pleinement.

Avec le Canada, on finit toujours par se faire fourrer. Ce n’est qu’une question de temps.

Plusieurs affirment que c’est du passé, que tout va bien et que tout va continuer à bien aller indéfiniment. Ça me semble plus que naïf, mal informé et mal avisé. Pour ma part je soutiens le contraire. Tant que la structure du pouvoir demeurera inchangée, nous resterons vulnérables. On peut se concentrer sur le présent et se leurrer que tout va bien, l’avenir il faut y penser maintenant. Le confort de l’indifférence cache la réalité que nous sommes vulnérables et que tout changement peut avoir des répercussions catastrophiques. Comment peut-on évoluer dans un tel système où la menace est permanente? On ne le peut pas. Nous devons faire une croix sur le fédéralisme de dépendance qui nous affaiblit pour nous maintenir soumis. Une croix sur le fédéralisme asymétrique…ils décident, on subit. Réussir l’indépendance est à portée de main. Ça demandera des efforts mais nous pouvons y arriver. Nous avons presque réussi en 1995, on peut apprendre de nos erreurs. Repartir et faire mieux.

Sinon on attend. Quand sera la prochaine agression et quelle sera-t-elle? Le fédéral va-t-il "nationaliser" Hydro-Québec? Va-t-il forcer la construction d’un oléoduc sur le territoire québécois sans le consentement de notre gouvernement national comme il veut le faire en Colombie-Britannique malgré le refus du projet par la province? C’est impossible de prévoir quel sera l’angle d’attaque. Le gouvernement central a le pouvoir de faire ce qu’il veut et de nous imposer ses décisions même si elles sont contraires à nos intérêts ou notre volonté démocratiquement exprimée. Il y a un prix à ne pas être maître de ses affaires.

Je suis Québec, mon destin est entre les mains d’un autre.

Dans un climat aussi hostile au développement de la nation québécoise, on ne peut que régresser. Qui donc peut diriger le Québec dans des conditions si défavorables à l’émancipation? François Legault? Il est complètement dépassé par les événements. Il sait que le Québec doit devenir souverain pour s’affranchir des contraintes du régime canadien. Il le sait mais se croit incapable de mobiliser le peuple sur cet enjeu. Et peut-être a-t-il raison, peut-être en est-il incapable. Dans ce cas il n’a pas sa place à la tête de la nation. Le mieux que rien qu’il propose, ce n’est pas assez. Pour l’instant il semble se plaire dans son rôle de gérant de succursale, mais s’il n’est là que pour jouer les provincialistes souriants il nous fait perdre un temps précieux qui pourrait être mieux utilisé.



Mathieu





jeudi 6 décembre 2018

On se donne Legault




Le gouvernement et Hydro-Québec vous volent. Vous, vos proches ainsi que tous les citoyens du Québec. Le stratagème est simple. Ils vous ont facturé de l’électricité que vous n’avez pas utilisée et n’entendent pas vous rendre l’argent perçu en trop. Comme si ce n’était pas déjà assez difficile de joindre les deux bouts pour une grande partie de la population qui doit maintenant se passer de cet argent.

Le gouvernement du Québec et Hydro-Québec sont des voleurs. C’est une chose qu’un individu soit un voleur mais le gouvernement. C’est extrêmement grave et préoccupant. Pourquoi pas un juge de la Cour suprême comme pusher tant qu’à faire. C’est un vrai scandale! C’est impossible! Comment est-ce que c’est possible? Où est la décence? Et le respect? On pourrait s’y attendre du Parti libéral du Québec mais pas du parti qui soi-disant lave plus blanc que blanc.

Le pire c’est que cet argent est définitivement perdu puisqu’il est déjà dépensé par le gouvernement. Alors, même s’il rembourse les Québécois, comme il devrait le faire, il devra reprendre cet argent d’une façon ou d’une autre. Taxes, tarifs, impôts ou autre, les moyens ne manquent pas de fouiller dans nos poches et de se servir dans notre argent. Si le gouvernement nous rend NOTRE argent, il trouvera bien une façon de le reprendre pour combler le trou créé par le remboursement.

Malgré tout, j’imagine qu’il faut tout de même laisser une chance au nouveau gouvernement. Il pourrait s’avérer potable…ce qui n’est pas rien après 15 ans de règne libéral. Quoique les caquistes fassent, ça ne peut pas être pire que le gouvernement précédent qui saccageait tout ce qu’il touchait, en plus qu’il travaillait bien plus pour le Canada que pour les Québécois.



Mathieu



mardi 4 décembre 2018

Rêve brisé





François Legault veut réduire l’immigration. Bravo! C’est une très bonne nouvelle, une excellente nouvelle. Le mieux c’est le moins d’immigrants possible. C’est certain que ce n’est pas une opinion populaire quand on crie au manque de main-d’œuvre.

On pourra me trouver dur envers les nouveaux arrivants. C’est vrai, je ne sais pas ce que c’est de quitter mon pays natal, tout abandonner pour partir en quête d’une meilleure vie ailleurs. Mais eux, savent-ils ce que c’est de combattre pendant des décennies pour l’indépendance de son pays et de voir son rêve brisé par un vote homogène des minorités ethniques? Peut-on vraiment m’en vouloir d’être méfiant de l’immigration après le référendum de 1995? Après les élections qui ont suivi? Quand des votes ethniques m’ont coûté un futur libre de contrainte pour ma nation qui aurait enfin pût s’épanouir, s’émanciper et se développer selon sa vision en prenant ses décisions. Une société où nous serions plus que des esclaves. Mon crime c’est d’avoir osé rêver. Aujourd’hui, nous pourrions avoir un pays bien à nous à partager. Mais nous sommes une province, soumise au fédéral. La Liberté, voilà ce que nous a coûté l’immigration.

En 95, j’ai vu le côté sombre de l’immigration. Son instrumentalisation par le fédéral qui menait son offensive.

On nous a volé un avenir libéré des contraintes d’une nation dominée. Les perspectives ont été réduites à un minimum. Désormais, on accepte les limites imposées. On accepte le paternalisme du gouvernement central. On accepte de prendre peu de décisions et de les soumettre à l’approbation d’une autre nation. On n’a pas le choix. La seule alternative, un avenir maître chez soi, nous a été volé. Et les différentes minorités se sont faites complices de ce vol, organisé d’Ottawa.

1995 a été à bien des égards, une deuxième Conquête, plus définitive, rendant la culture, la langue et la nation québécoise plus vulnérables que jamais.

Alors s’il y a un problème de tolérance au Québec, les groupes issus de l’immigration n’ont-ils pas leur part de responsabilité dans cet état de fait? Ou, qui est la victime de qui? En 95, les Québécois de souche ont été trahi par ceux qu’ils avaient accueilli. C’est ainsi qu’on les a remerciés. On doit aussi à ces groupes 15 ans de désespoir libéral. Encore aujourd’hui le Parti libéral leur doit sa position d’opposition officielle sans quoi il serait complètement marginalisé tellement peu de francophones l’appuient.

Ainsi, excusez ma méfiance de ceux qui choisissent d’aider le Canada à nous écraser. Pardon d’être en colère de voir les communautés ethniques s’allier à nos ennemis, qui sont en guerre contre le Québec. La guerre ne s’est pas arrêtée après 1760. En fait, elle ne s’est jamais arrêtée.

Pensons aux Patriotes à qui l’on refusait le gouvernement responsable. Souvenons-nous de l’Acte d’union, baigné du sang des Patriotes. Et la minorisation des Canadiens-français en 1867, les conscriptions de 1917 et 1942 puis la Constitution qui emprisonne le Québec en 1982. N’oublions pas le sabotage du référendum en 1995, puis le Plan B par la suite. Seulement quelques exemples. Ce n’est pas assez pour rendre justice de la lutte constante, qui se poursuit, contre nous. Notre Histoire nous enseigne que, face à des attaques de tous les jours, les Québécois ont résisté. Des colons aux travailleurs d’aujourd’hui, le peuple a résisté. Il a résisté mais il n’est pas libre.

Le Canada est notre ennemi, ne pas le reconnaître est une erreur monumentale. Il est notre ennemi parce qu’il agit comme tel. Et il a l’appui de nos immigrants. Pour moi c’est simple : Je suis pour ceux qui sont pour moi et contre ceux qui sont contre moi. Je ne parle pas de simple désaccord évidemment, je parle de plus grave, de ceux agissent directement pour me nuire, qui souhaite ma perte pour leurs intérêts et ceux qui les soutiennent.

J’imagine que pour avoir un pays, il faut réellement intégrer les immigrants mais on ne peut le faire parce qu’on n’est pas un pays.




Mathieu