samedi 13 octobre 2018

Un regard sur une problématique de cohésion sociale




Depuis longtemps, il y a comme une forme d’acharnement, de persécution contre le peuple québécois. Cette persécution accuse les Français d’Amérique de racisme, clairement parfois, sous-entendu le reste du temps, mais elle le répète encore et encore. Les Québécois sont racistes. Cette persécution émane du Canada-anglais, de ses médias, du fédéral, des minorités ethniques et même, peut-être surtout, des Québécois de souche partisans du régime. Ils le répètent encore et encore pour être sûr que ça rentre bien dans la tête des gens. Il ne faut donc pas s’étonner que bien des Québécois finissent par y croire dur comme fer.

Évidemment, c’est une persécution qui ne se compare pas à celle qu’ont subi certains de nos citoyens dans leur pays d’origine. Ce n’est pas le genre de persécution dure que l’on retrouve sous des dictatures ou des pays autoritaires. C’est une persécution soft, mais une persécution néanmoins.

Et elle fonctionne, certains se trouvent même racistes sans l’être vraiment car ça ne prend pas grand-chose de nos jours pour être étiqueté comme raciste. Vouloir un État laïque, c’est être raciste aujourd’hui.

Persécution mentale malsaine, elle ne peut pas ne pas faire des dommages à la perception que les Québécois ont d’eux-mêmes et du monde qui les entoure. À la honte de faire partie d’un peuple faible, incapable de gagner son indépendance s’ajoute la honte de faire partie d’un peuple de racistes intolérants, coupables d’exister. La peur d’être pointé du doigt, la peur de s’affirmer est si présente que plusieurs ne la remarque plus, indifférents au fait qu’elle gèle la société qui n’arrive plus à évoluer. On cache nos opinions pour ne pas déplaire et le débat démocratique ne peut plus avancer.

Lancer des accusations de racisme pour tout et rien, condamner des gens pour des crimes qu’ils n’ont pas commis parce que vous êtes en désaccord avec les politiques qu’ils proposent démocratiquement, ça ne renforcera pas la nation dont nous faisons tous partie, sauf pour le Rest of Canada et son gouvernement évidemment qui sont d’une autre nation. Mais entre Québécois, toutes origines confondues, on doit pouvoir s’entendre sans s’insulter. L’avenir de la nation dépend de notre capacité à coexister.

Tout ce je demande, c’est un peu de retenue avec les insultes qui font plus de mal que de bien et qui divisent au lieu de rassembler. Utilisez des arguments, pas des insultes.

Je termine en citant le grand Pierre Falardeau: « Moi le monde, je ne veux pas savoir d’où ils viennent. Je veux savoir où ils vont. Le monde peuvent être blancs, jaunes, noirs, mauves, bleus avec des pitons jaunes-oranges, je m’en calisse. S’ils veulent se battre avec moi, c’est mes frères. On n’est pas des racistes. Il faut arrêter de toujours s’excuser. »



Mathieu



vendredi 12 octobre 2018

L'immigration à tout prix




L’immigration à tout prix des libéraux lors de la campagne électorale m’a forcé à réfléchir aux bienfaits de l’immigration.

Évidemment les libéraux ont raison. L’immigration a ses bons côtés. Mais elle n’a pas que de bons côtés. Elle amène aussi son lot de problèmes.

Tout d’abord, si le Québec n’est pas un pays aujourd’hui, s’il n’est pas libre, c’est en bonne partie à cause de l’immigration. En 1995, lors du référendum sur l’indépendance, les groupes issus de l’immigration ont voté massivement pour le NON, donnant la victoire aux fédéralistes et brisant un élan historique vers l’émancipation.

Deuxièmement, comme la moitié des immigrants choisissent l’anglais, et décident de vivre en anglais au Québec, l’immigration contribue à l’anglicisation du Québec qui subit déjà d’énormes pressions de toutes parts en ce sens. Les statistiques le prouvent, le français recule, à Montréal, dans le Québec et au Canada. Autrement dit, il est déjà difficile de préserver le français sur un continent dominé par la langue anglaise, une immigration anglophile ne vient qu’aggraver le problème.

Ensuite, plus les immigrants seront nombreux, plus les salaires seront bas (offre et demande). Dans la même optique, plus les immigrants seront nombreux, plus le prix des loyers sera élevé (offre et demande). C’est peut-être bon pour les patrons, mais pas pour les travailleurs.

Finalement, en arrivant ici, les immigrants se joignent à des minorités qui n’hésitent pas à nous insulter en nous traitant de racistes. Et pourquoi? Parce qu’on veut un État laïque? C’est quand même incroyable. Je n’ai jamais été raciste mais c’est sûr qu’à force de tout le temps me faire attaquer par des groupes ethniques je risque de le devenir.

Somme toute, François Legault a raison. Il faut réduire le plus possible le nombre d’immigrants car l’immigration ne bénéficie pas aux Québécois. Au Canada oui, car il s’en sert pour bloquer le développement normal de notre nation et maintenir le statu quo. Elle bénéficie aussi aux patrons. Mais pas aux Québécois.




Mathieu



mercredi 10 octobre 2018

Les Racistes




Malgré la grande ouverture qu’ils démontrent, comme il est facile de traiter les Québécois de souche de racistes. D’ailleurs, n’en a-t-il pas toujours été ainsi? Mais je commence à me demander si ce n’est pas l’inverse qui est vrai. S’ils ne sont pas eux-mêmes victimes du racisme. Il suffisait d’entendre les manifestants lors de la marche contre le racisme…et la Coalition avenir Québec, l’autre jour à Montréal. Ils ne prennent même plus la peine de cacher leur mépris pour les Québécois francophones hors-Montréal. C’est peut-être François Legault qui a raison de vouloir accueillir moins d’immigrants, s’ils viennent ici pour nous insulter en nous qualifiant de racistes. Et pourquoi au fond? Parce qu’on veut un État laïque? C’est quand même incroyable.

On peut me trouver dur. Pourtant, mon Québec, le Québec que je désire, c’est un Québec inclusif. Ma nation, c’est tout le monde, ensemble. Mais ce n’est pas vrai que je vais me laisser insulter sans répliquer. Le respect, ça va dans les deux sens. Ce n’est pas à sens unique. Ceux qui veulent être respectés doivent respecter eux-aussi.



Mathieu