mercredi 30 novembre 2016

Le Parti québécois, un ennemi des souverainistes



Si, aux prochaines élections nationales, il n’y a pas de candidat d’Option nationale dans ma circonscription, il est hors de question que j’aille voter. Pourquoi ? Parce que suis sur la très forte impression que le Parti québécois nuit plus qu’il n’aide. Que plus on va l’aider, plus il va nuire.

Pour moi c’est clair. Je ne peux pas imaginer ce que ses porte-paroles pourraient dire ou faire pour me faire changer d’avis. Et le choix du nouveau chef ne vient pas aider. Quoique que celui arrivé deuxième n’était guère plus rassurant. Aucun des deux n’était adéquat pour la tâche de secouer le statu quo.

Bien sûr, seul, et à ce stade-ci de son évolution, ON ne peut avoir d’impact significatif, pour l’instant. Mais il est au début de sa route, personne ne peut prédire quels amis il se fera en chemin. On n’a pas tout vu d’ON. Dépendamment de la détermination et de la volonté de ses membres, il pourra tenir jusqu’au moment où il passera le point critique et sera assez fort pour élire des députés. Tout est question de courage et de ténacité. C’est une bien lourde responsabilité qui pèse sur les épaules d’un groupe très marginal et marginalisé qui a la lucidité de quitter le PQ et d’investir de ses forces et énergies ON.

Choisir de travailler dans l’ombre. Le moment est grave. Il s’agit d’une période sombre de notre Histoire. Nous sommes dispersés, sans voix, sans argent. Et pourtant, au contraire, peut-être qu’il s’agit d’un moment clé de notre histoire, un réalignement décisif. Car nous avons l’espoir de garder ON en vie suffisamment longtemps pour voir son triomphe, pas par son élection mais par la réalisation de l’indépendance.

Frères, d’ON et du PQ, soyez vigilants lors des mois à venir. N’oubliez-jamais.


Mathieu


jeudi 7 avril 2016

Que faire du Parti québécois sinon agir sans lui?



Québec, même plus prisonnière que jamais, je t’aime. Même quand le peuple trouve son plaisir dans l’ignorance, je reste déterminé. L’indépendance n’est pas la liberté mais sa conséquence.

Ne pourrait-on pas dire que ce simple fait invalide la stratégie du référendum comme point de départ plutôt que son aboutissement?

On ne le dira jamais assez, car c’est mal connu, la stratégie du référendum pousse les militants de la souveraineté à attendre que le Parti québécois puisse réaliser l’article un par un concourt de circonstances favorables quasi-magiques plutôt que par une vaste campagne populaire engagée dans le long terme d’appropriation de tous les lieux de pouvoir, surtout les médias.

Une initiative des méprisés de la société, mal pris, travailleurs à faible salaire, qui ont une famille à supporter devrait permettre de remplacer les leaders politiques par des chefs du peuple dans la lutte de la nation pour vivre, pour résister à l’absorption et à la dissolution.

On a assez attendu. On a l’internet pour communiquer, dont le potentiel mobilisateur a été maintes fois démontré dans le monde et son histoire récente le prouve, un rapport de force aussi stable soit-il peut chavirer à tout moment. Ici aussi.

Si le PQ ne parvient pas à réunir les conditions gagnantes alors nous le ferons pour lui. La lutte puis le parti, l’inverse ne fonctionne pas. Renforcer le peuple avant d’imaginer gagner une élection puis un plébiscite.

J’ose le dire, il faut délaisser le PQ. Abandonner l’espoir qui réussisse seul son objectif, de rallier une majorité de Québécois. C’est par la multiplication de nos voix que nous chasserons l’ennemi.

Ce ne sera pas facile. L’ignorance règne, l’argent mène, la mémoire n’est plus valorisée, on pense à soi et au diable la nation. On se choque bien devant son téléviseur quand une entreprise délocalise ses activités ou quand la corruption a manqué de prudence mais on ne connecte rien. Il faudrait une conscience nationale pour comprendre et pouvoir agir. Mais la conscience nationale chez un peuple colonisé depuis de nombreuses générations, s’effrite dangereusement jusqu’à ce que l’inaction devienne une manière d’avancer et de vivre sans complication. Sans gains et sans trop de pertes.

Oh, il faut mentionner la solidarité familiale. Mais elle est vidée de toute conscience nationale qui seule permet une émancipation quotidienne et dans tous les domaines, préalable de la liberté politique, préalable d’une vie normale.

Bien sûr que le PQ peut toujours prouver son utilité pour combattre Ottawa avec les moyens du bord. Mais son incapacité à accomplir ses missions démontre bien son double problème : incapacité de réaliser l’indépendance et la rupture qu’elle sous-tend, incapacité à stopper le gouvernement fédéral dans ses nombreuses tentatives réussies de centralisation.

Bon, il est facile de taper sur le PQ alors qu’il est privé de sa visibilité d’opposition officielle par les médias.

Mais qui sait si au fond je ne me trompe pas d’ennemi. Le problème n’étant pas la faiblesse du PQ mais la médiocrité de journaux ou postes de radio, télé qui prônent l’austérité au Québec et les déficits au Canada. Non c’est mal poser le problème, ce n’est pas la procrastination du PQ OU les médias qui prennent clairement position contre lui. C’est l’un et l’autre. La faiblesse du PQ est directement liée à son traitement dans l’actualité, dominée par un provincialisme réducteur incompatible avec la démarche du PQ. Donc encore une fois, on ne peut faire la séparation seulement avec le PQ. Occupons-nous du bloc médiatique ensuite un parti sain et lucide s’imposera seulement. Mais actuellement le PQ ne peut s’opposer aux médias. C’est à nous de faire le travail que le PQ prétend pouvoir faire sans la société civile. Une vraie société civile affranchie des corporatismes qui divisent ce qui doit être unis pour que la patrie se remette à avancer, au lieu d’attendre l’effondrement final de notre manière de vivre et la disparition de notre identité, qui survivra, on peut l’espérer dans un folklore inoffensif.

Les médias font partis du problème. Peu le savent mais ils se font complices du régime en cachant à la population le secret le plus nuisible aux Québécois. Que dans la fédération, hier comme aujourd’hui, la somme des pertes pour la province, le peuple, la nation, est immense. Elle bloque l’avenir des Français d’Amérique qui ne peuvent être autre chose qu’une minorité contrôlé par un autre dans un monde d’impossibilités plutôt qu’être libres de se développer selon ses choix dans un Québec à son image, au bout de nos possibilités, pour l’instant empêchées par les restrictions de toutes sortes imposées par le Conquérant, le maître. Dominer est son droit divin, l’ordre naturel des choses. Et il s’est maintenant acquis le support du bloc médiatique, prêt à tout pour justifier l’injustifiable. Les médias s’attaquent au peuple québécois par leur pouvoir et leur monopole sur l’information. À cause d’eux, les enfants de France et Amérique se retrouvent coincés dans un pays dont ils ne peuvent sortir.

Voilà pourquoi le premier champ de bataille d’un peuple québécois qu’on remet en mouvement est celui de la prise de contrôle du bloc médiatique qui sert présentement les intérêts de leurs propriétaires et amis. Il faut un plan pour démocratiser l’information, pour qu’elle serve notre nation plutôt que de laisser l’alliance loyaliste l’utiliser pour manipuler l’opinion publique et ainsi consolider son pouvoir, sa souveraineté sur le peuple, cet esclave moderne qui finira bien par se rebeller contre un statu quo fragile qui l’empêche d’avancer.


Mathieu


mardi 13 octobre 2015

Adieu Espoir



La fin de tout débute un 19 octobre.

C’est terminé. La lutte a perdu, dans l’achèvement d’un nationalisme canadien, destructeur pour les différences de ses minorités les plus importantes. Parlez-en aux nations autochtones. Parlez-en aux Métis. Parlez-en aux Patriotes, au cheap labor et aux dépossédés d’aujourd’hui à qui on refuse de s’affirmer à travers la voix d’une nation libre. OUI, parlez-en aux nés pour un petit pain, contents de gérer une succursale administrative du gouvernement central, une entité aux pouvoirs réels extrêmement limités.

C’est fini. Le Bloc, dernier rempart contre la corruption fédérale, n’a fait élire aucun député. Le Québec a capitulé. Ses forces vives, incapables de se réunir autours du concret d’un projet mobilisateur, n’ont offert aucune résistance. Que reste-t-il? Il ne reste plus rien.

Le Québec a capitulé. Il accepte son sort ou vit dans le déni de la servitude volontaire, ça ne change rien. Le résultat demeure le même. Disparaître. Laisser nos enfants s’angliciser et s’assimiler à une autre nation, libérée de la menace séparatiste. Alors, même une autonomie partielle n’aura plus de sens. Pourquoi s’agiter autours du drapeau d’un peuple qui n’existe plus? Quand nous serons enfin des Canadiens, le 19 octobre. Quand nous aurons élus des représentants chargés de défendre les intérêts économiques du Canada au Québec. A moins bien sûr de croire à l’illusion qu’un ministre québécois à Ottawa n’est pas impuissant, que sa seule position n’est pas celle du consentement à la politique de l’Autre, la politique de celui qui a toujours écrasé la volonté d’émancipation des enfants de France et Amérique, qui n’arrêtera devant rien pour éradiquer les revendications nationales des récalcitrants.

On devrait lui imposer le respect par l’indépendance, ce qui est désormais pratiquement impossible, puisqu’on on vient de s’exclure de notre avenir.


Mathieu