jeudi 9 août 2018

La vie et la fin de la nation québécoise





Pour se développer comme nation, pleinement et librement, nous devons avoir un pays bien à nous. On ne peut pas se développer au Canada. Il y a tellement de contraintes, tellement de limites, qu’on ne peut qu’y régresser. À chaque recul, on se console en se disant que le recul aurait pu être plus grand, plus dévastateur. Pendant ce temps, la fédération poursuit sa centralisation et le Québec devient chaque jour plus impuissant. La vérité c’est que pour les politiciens fédéralistes du Québec, aucun recul ne sera jamais assez important pour justifier la remise en question du lien canadien. Leur allégeance première, et peut-être la seule, va au Canada, qu’importe le prix à payer pour les Québécois. Et pendant qu’on se console, de recul en recul, la régression se poursuit. La régression se poursuit et nous laisse toujours moins libres de prendre les décisions qui nous concernent, transférant ce pouvoir à Ottawa, entre les mains d’une autre nation.

Dans ce statu quo, nécessitant la soumission des Français d’Amérique à l’ordre établi, au mieux, on peut espérer devenir une minorité influente, si nos idées plaisent à l’oreille des maîtres. Dans le cas contraire, nous devenons une minorité dérangeante, facile à écraser. Comme c’est facile pour eux de dire STOP aux revendications autonomistes du Québec. NO à la reconnaissance réelle de la nation québécoise, qui présuppose des relations d’égal à égal entre la nation canadienne et la québécoise, plutôt que la domination actuelle. Des gestes, pas des mots vides de sens, NEVER. We will oppose tout ce qui peut aider au redressement de la dignité nationale. We will put an end à la conscience nationale elle-même. Leur plan pour travestir cette conscience, l’effacer et la remplacer par une nouvelle identité canadienne est déjà en marche depuis longtemps. Dès 1840, on cherchait déjà le meilleur moyen de neutraliser les enfants de France et Amérique pour les assimiler ensuite. L’annexion de la pensée doit être complète et propre.

Derrière les belles paroles, le message est clair : We’re gonna annex you. We’re gonna assimilate you and what are you going to do about it? Nothing, that’s what!

Le fédéralisme ne donne pas, il prend et il en prend toujours plus. Il consolide son pouvoir et ce faisant, affaiblit la province, qui est notre gouvernement national. Alors si on l’affaiblit, c’est nous, notre nation qui est affaiblie, pour satisfaire à l’appétit vorace de pouvoir de l’État canadien dont l’unité risque de nous coûter encore très cher.

Ce n’est pas ce que je veux pour ma famille et ce n’est pas ce que je veux pour ma nation.

Mais quand j’écoute les médias, je me dis que je dois bien être le seul. Bonne chance à qui lit ceci.

Se développer comme nation, ou régresser au rang de minorité, voilà le vrai enjeu de la campagne à venir. Mais on n’en parlera pas. Pour ignorer ce problème, on fera preuve d’un aveuglement volontaire presqu’incroyable.

J’aurais le goût d’être découragé mais ça voudrait dire qu’ils ont gagné, une fois de plus. Ils savent que plus on est découragé, plus il sera facile de nous contrôler. Alors moi, ils ne me décourageront pas. Avec ou sans espoir, mais avec détermination. Le combat se poursuit.




Mathieu





vendredi 27 juillet 2018

Le Québec, plus qu'une province



Dans le système actuel, les provinces sont en position de faiblesse extrême. On peut facilement observer que dans n’importe quel dossier, le fédéral peut imposer sa volonté aux provinces. Les règles du jeu sont telles, qu’elles donnent systématiquement préséance aux décisions du gouvernement central sur celles des provinces lorsqu’elles sont en conflit. Un exemple récent étant le cas du pipeline Kinder Morgan. Malgré son refus persistant au projet, la Colombie-Britannique devra se plier aux souhaits du fédéral qui lui imposera sa décision. Cela aurait très bien pu se passer ici avec le pipeline Énergie Est, et ça pourrait arriver dans l’avenir avec un nouveau projet de pipeline ou dans n’importe quel autre domaine puisque le fédéral a le dernier mot en tout. Ottawa peut faire ce qu’il veut dans tous les secteurs et les provinces seront toujours incapables de se faire respecter. Dans ce pays, il n’y a pas de réel contrepoids politique pour tenir tête au gouvernement central. Au Canada, aidé par le déséquilibre fiscal, le fédéral dicte et les provinces doivent se soumettre.

On pourra toujours me répondre que le Canada est une démocratie. Mais c’est une démocratie dans laquelle nous ne sommes qu’une minorité. Nous avons le pouvoir d’appuyer les décisions d’une autre nation mais pas celui de lui résister lorsque nous sommes en désaccord. Ce n’est pas nous qui décide dans la fédération. Nous ne sommes pas maîtres de notre destin.

L’État que l’on contrôle, c’est le gouvernement provincial. Notre gouvernement national, le gouvernement de notre nation, c’est le gouvernement de la province de Québec. Notre gouvernement national est à Québec, pas à Ottawa. Alors, quand les provinces sont affaiblies, c’est notre gouvernement qui est impuissant, étouffé par l’omniprésence et la puissance absolue du fédéral. Sa force, ou sa faiblesse, c’est notre force, notre faiblesse, car c’est par lui qu’on s’exprime. S’il n’a pas la capacité de diriger notre avenir, nous n’avons pas la capacité de diriger notre avenir. En ce moment, nous sommes dépendants d’un régime étranger qui décide pour nous de notre avenir, comme si nous n’avions pas les facultés intellectuelles de le faire par nous-même. Mais même le meilleur des voisins ne devrait jamais diriger nos vies et imposer ses règlements dans notre maison. On peut être ami du Canada sans qu’il choisisse à notre place ce que l’on fera de notre destin.

Nous ne serons forts que lorsque notre État sera fort, lorsqu’il sera moins dépendant de la volonté d’un autre qui nous nie, pour mieux nous réinventer à son image, un autre que l’on sert avant de se servir soi-même, un autre qui se sert de nous et qui voit un problème à ce que l’on soit soi-même plutôt que des Canadiens, des Canadiens qui pensent en Canadiens. Une pensée originale étant un obstacle au bon déroulement des affaires canadiennes, tout comme notre existence comme nation distincte non-assimilée. Dans la fédération, nous ne sommes qu’un problème à régler, à des années-lumière d’une nation à respecter et à traiter d’égale à égale.

Le Canada est une démocratie c’est vrai. Mais la vraie démocratie, pour nous, c’est celle du Québec, pas celle d’Ottawa. À moins que votre vision de la démocratie pour la nation québécoise c’est celle d’une minorité à contrôler, même au mépris du droit élémentaire du peuple québécois de déterminer lui-même son avenir. On peut penser à la loi sur la clarté, ou, plus récemment à l’abolition de la loi 99.

Pour être maîtres chez nous, il faut rompre avec le gouvernement central centralisateur et quitter le Canada pour refonder le Québec sur la base de la liberté de la nation québécoise. C’est le seul avenir possible. Il n’y a pas d’avenir pour nous dans le régime actuel.

Nous pouvons être libres. Nous pouvons être heureux aussi. Le statu quo est une prison. Évadons-nous. Faisons notre place au Soleil. Libérons-nous des entraves pour mieux grandir, se développer comme nation. Faisons-le démocratiquement, avec notre démocratie.

Pour que le Québec soit plus qu’une province, cet automne votons avec notre tête pour le Parti québécois et avec notre cœur pour l’indépendance. L’appel à l’unité est lancé!




Mathieu





vendredi 20 juillet 2018

Pour quelqu'un





En politique, tout est question de timing. Ce n’est pas tout de poser le bon geste, il faut le poser au bon moment, l’exact bon moment. La politique est affaire de précision. Faire les bonnes choses exactement au bon moment, c’est la clé du succès.

En ce moment, l’action à poser est de tout faire pour que le Parti québécois soit au moins l’opposition officielle.

Le PQ doit survivre. Si le PQ disparaît, l’option disparaît avec lui. Ce n’est pas Québec solidaire qui va réaliser l’indépendance. Au contraire, ce parti risque bien plus d’empirer la situation. Le Québec serait donc condamné, et notre nation pour toujours soumise à une autre dans un statu quo éternel.

Pour que le mouvement se ressaisisse, il doit trouver le moyen d’exposer les vérités cachées du régime. Pour le faire efficacement, on a besoin du PQ. Avec son aide, ça ne devrait pas être difficile de prouver que dans le Canada, les provinces sont en position de faiblesse face au fédéral.

Dans tous les domaines, il peut imposer sa volonté. Les règles donnent préséance aux décisions fédérales dans n’importe quel conflit entre lui et une ou les provinces. La Colombie britannique l’apprendra assez tôt lorsqu’on construira le pipeline Kinder Morgan sur son territoire malgré le refus persistant de la province récalcitrante. Et ce qui arrive là-bas peut se produire à n’importe quel moment, ici, au Québec.

Et comme si ce n’était pas assez, il y a aussi le déséquilibre fiscal qui permet à Ottawa d’affaiblir les provinces et de s’immiscer dans leurs champs de compétences dans le but de centraliser tous les pouvoirs.

Le fédéral a trop d’argent et ça lui donne un pouvoir incommensurable sur les provinces. Pendant ce temps, les provinces manquent cruellement de moyens financiers pour la santé et l’éducation. Elles doivent donc se tourner vers le grand frère fédéral comme de pauvres mendiants. Sauf que l’argent du fédéral, c’est pas leur argent. C’est notre argent. Ils font ça avec notre argent, ces salopards que l’on traite comme des superstars.

Considérant tous les problèmes causés par la domination totale de l’État canadien sur les gouvernements provinciaux, on devrait pouvoir démontrer en quoi l’émancipation que nous proposons est un projet de société supérieur au maintien d’un ordre, qui nous nie, nous manipule, nous contrôle et nous écrase, nous et nos aspirations. Surtout qu’il y a ici un peuple et une nation capables de s’affirmer pleinement et de prendre le contrôle de notre destin collectif.

Prendre nos décisions. Voilà le but. Prendre nos décisions pour vrai. Loin des leurres du faux autonomisme qui lie la Coalition sans avenir Québec et le Parti libéral. Maîtres chez nous! Nous pouvons faire du slogan une réalité.

Donc, exposer le pouvoir politique du gouvernement central et exposer le déséquilibre fiscal qui contribue grandement à ce pouvoir politique. Ça doit être notre objectif et on a besoin du PQ pour le faire, et nous montrer à le faire nous-même.

Pour la liberté et pour la nation, nous devons nous montrer forts en ces temps difficiles. Je sais que plusieurs sont découragés, d’autres dégoutés. Mais il faut poser le bon geste au bon moment. C’est le temps ou jamais de se ressaisir. Après la pluie, le beau temps. Ou, comme c’est dit dans la chanson : Imaginez le printemps quand l’hiver sera vraiment blanc.
Nous pouvons faire une différence, ensemble. Libérons-nous de nos frustrations et sereinement, reprenons le combat, comme s’il n’avait jamais cessé.




Mathieu